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Quelles sont les causes des déchirures du ligament croisé chez le chien ?

Quelles sont les causes des déchirures du ligament croisé chez le chien ?

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Découvrez les causes principales des déchirures du ligament croisé chez le chien, leurs symptômes, traitements et conseils pour prévenir cette blessure fréquente.

De 

Sustainable Vet Group

Mis à jour le 

8/13/26

.

Ce contenu est destiné aux professionnels de la santé animale à des fins éducatives. Il ne se substitue pas au jugement clinique ni à des conseils personnalisés. Fiez-vous toujours à votre formation, à votre expertise et au contexte spécifique de vos patients.

Quelles sont les causes des déchirures du ligament croisé chez le chien ?

La rupture du CCL chez les chiens n’est pas la même blessure que la rupture du LCA chez les humains.

Chez l’humain, le ligament croisé antérieur se déchire généralement lors d’un traumatisme soudain, comme une chute pivotante sur une piste de ski ou un plaquage sur un terrain de football.

Chez les chiens, ce même ligament cède presque toujours à cause d’une dégénérescence lente et progressive qui a commencé des mois ou des années avant le jour où le chien boite.

Comprendre pourquoi le CCL canin cède et quels chiens sont les plus à risque est essentiel pour les stratégies de prévention et pour reconnaître les signes avant-coureurs précoces.

 

Réponse rapide : Le CCL canin cède par dégénérescence progressive, pas par traumatisme soudain. Les facteurs de risque clés sont la race, l’obésité, la mauvaise condition physique, la pente tibiale et la génétique. Au moins 50 % des chiens qui rompent un CCL rompront l’autre dans les 1 à 2 ans.

 

Points clés

  • La rupture du CCL résulte d’une dégénérescence, pas d’un traumatisme : l’ACVS confirme une dégénérescence lente et progressive plutôt qu’une blessure aiguë à un ligament sain
  • L’obésité est le facteur de risque le plus modifiable : le surpoids augmente les forces de compression et de cisaillement sur le CCL à chaque pas
  • Les races à haut risque incluent Labrador, Rottweiler, Terre-Neuve, Mastiff et Akita : une transmission génétique a été démontrée chez les Terre-Neuve et les Labradors
  • Les déchirures partielles évoluent presque toujours vers une rupture complète : l’ACVS confirme cela et note que la progression est la règle, pas l’exception
  • Au moins 50 % des chiens rompent le CCL opposé dans les 1 à 2 ans suivant la première rupture
  • Le statut de stérilisation augmente le risque de CCL : les chiens stérilisés présentent des taux plus élevés dans plusieurs études

Pourquoi la maladie du CCL chez le chien diffère de la blessure du LCA chez l’humain

Colorado State University : « Chez l’humain, le traumatisme (comme le ski, le football ou le soccer) est la cause la plus fréquente de blessure du LCA.

Cette rupture « traumatique » peut survenir chez le chien mais est assez rare. »

CSU : « Le plus souvent, la maladie du CCL est causée par une combinaison de nombreux facteurs, incluant le vieillissement du ligament (dégénérescence), l’obésité, la mauvaise condition physique, la conformation et la race. »

Chez l’humain, un LCA sain se déchire lors d’un événement unique à haute énergie. Chez le chien, le ligament est déjà affaibli avant de se rompre.

Le moment de la boiterie évidente est le point final d’un processus dégénératif qui dure des mois.

ACVS : la rupture ligamentaire est « le résultat d’une dégénérescence subtile et lente qui s’est produite sur une période prolongée plutôt que le résultat d’un traumatisme soudain sur un ligament par ailleurs sain. »

Fitzpatrick Referrals : « Dans la grande majorité des chiens, le CrCL se rompt à la suite d’une dégénérescence à long terme, où les fibres s’affaiblissent et s’effilochent avec le temps, perdant leur structure et leur fonction. »

Causes principales et facteurs de risque

Dégénérescence (vieillissement et médiation immunitaire)

Le processus dégénératif sous-jacent dans la maladie du CCL implique une dégradation progressive des fibres de collagène au sein du ligament.

PMC (Revue sur la rupture du ligament croisé crânial) : « L’affaiblissement structurel de cette articulation dû à la dégénérescence progressive du ligament est l’hypothèse étiopathogénique la plus reconnue. »

La dégénérescence semble impliquer à la fois une fatigue mécanique et des processus inflammatoires immuno-médiés au sein de l’articulation.

La synovite (inflammation articulaire) précède souvent la rupture complète et peut être détectée lors de l’examen vétérinaire avant la défaillance totale.

Race et génétique

ACVS : « Certaines races de chiens ont une incidence plus élevée : Rottweiler, Terre-Neuve, Staffordshire Terrier, Mastiff, Akita, Saint-Bernard, Chesapeake Bay Retriever et Labrador Retriever. »

ACVS : « Un mode de transmission génétique a été démontré pour les Terre-Neuve et les Labrador Retrievers. »

Fitzpatrick Referrals : « Les facteurs génétiques sont probablement très importants, certaines races étant prédisposées, notamment les Labradors, Rottweilers, Boxers, West Highland White Terriers et Terre-Neuve. »

Les races avec une faible incidence de maladie du CCL incluent les Greyhounds, Teckels, Bassets Hounds et Old English Sheepdogs.

Fitzpatrick : « Des preuves soutenant une cause génétique ont été obtenues par l’évaluation des lignées familiales et la connaissance que de nombreux animaux rompent les deux genoux relativement tôt dans leur vie. »

Obésité

ACVS : « Une mauvaise condition physique et un poids corporel excessif sont des facteurs de risque pour le développement de la maladie du CrCL. Ces deux facteurs peuvent être influencés par les propriétaires d’animaux. »

PMC : « Un facteur prédisposant est l’obésité, dans laquelle les concentrations de médiateurs inflammatoires circulants augmentent, comme les concentrations d’adipokines pro-inflammatoires libérées par le tissu adipeux, ce qui peut contribuer aux phénomènes dégénératifs. »

L’obésité compte de deux façons : elle augmente la charge mécanique sur le CCL à chaque pas, et elle élève l’inflammation systémique, ce qui accélère la dégénérescence ligamentaire.

Un chien en surpoids de 10 % exerce une pression significativement plus importante sur les deux articulations du jarret à chaque foulée.

Angle du plateau tibial (conformation)

Le plateau tibial est la surface supérieure du tibia. Chez le chien, il est incliné vers l’arrière. Lors de la mise en charge, cette pente crée une force de cisaillement crâniale sur le tibia que le CCL résiste normalement.

Fitzpatrick : « Une augmentation de l’angle du plateau tibial (inclinaison vers l’arrière au sommet du tibia) peut jouer un rôle » dans la maladie du CCL.

Les chiens avec des angles de plateau tibial plus prononcés subissent une poussée crâniale plus importante à chaque pas, augmentant la charge sur le CCL.

C’est pourquoi la chirurgie TPLO et CBLO (qui réduisent l’angle du plateau tibial) neutralisent l’instabilité plutôt que de remplacer le ligament déchiré.

Statut de stérilisation

Plusieurs études ont montré que les chiens stérilisés ont des taux plus élevés de maladie du CCL que les chiens entiers. La relation est plus forte dans certaines races que dans d’autres.

Les mécanismes proposés incluent la perte d’hormones sexuelles qui influencent le développement articulaire et la maturation ligamentaire, des périodes de croissance osseuse plus longues chez les chiens stérilisés avant la maturité squelettique, et une composition corporelle modifiée.

Risque contralatéral (genou opposé)

NCBi (étude sur les facteurs de risque radiographiques) : « Parmi les chiens présentant une rupture unilatérale du CCL, une grande proportion développera une rupture contralatérale du CCL dans les 12 à 24 mois suivant le diagnostic initial.

Ce risque se situe entre 22 et 54 % à 6 à 17 mois après le diagnostic. »

CSU : « Au moins la moitié des chiens ayant un problème de ligament croisé dans un genou développeront probablement, à un moment futur, un problème similaire dans l’autre genou. »

Ce risque bilatéral reflète la nature systémique de la dégénérescence du CCL : les deux ligaments sont affectés par les mêmes facteurs génétiques, hormonaux et de conformation.

Déchirures partielles : le stade d’alerte

Le CCL ne se rompt généralement pas d’un seul coup. Les déchirures partielles sont fréquentes et provoquent une boiterie intermittente des membres postérieurs que les propriétaires attribuent parfois à une entorse.

CSU : « La déchirure partielle du CCL est fréquente chez les chiens et précède souvent la rupture complète. »

ACVS : « La déchirure partielle du CCL est fréquente chez les chiens et évolue presque toujours vers une déchirure complète avec le temps. »

Un chien avec une déchirure partielle du CCL qui reçoit un repos en cage et reprend l’activité évoluera presque toujours vers une rupture complète.

Une intervention chirurgicale au stade de déchirure partielle peut être envisagée pour les chiens actifs, bien que les preuves quant à la prévention d’une rupture complète ultérieure soient limitées.

Signes de la maladie du CCL

  • Boiterie des membres postérieurs, surtout après l’exercice
  • Apparition soudaine de non-appui sur une patte arrière
  • Raideur au lever, surtout après le repos
  • Atrophie musculaire sur le membre postérieur affecté
  • Épaississement à l’intérieur de l’articulation du genou (butée médiale)
  • Test du tiroir crânien ou test de compression tibiale positif lors de l’examen orthopédique

Peut-on prévenir les déchirures du CCL ?

Le risque ne peut pas être éliminé chez les races prédisposées, mais il peut être réduit.

ACVS : « Un conditionnement physique régulier avec une activité constante et une surveillance étroite de l’apport alimentaire pour maintenir une masse corporelle maigre est conseillé. »

Stratégies de prévention fondées sur les preuves :

  • Maintenir un poids corporel sain (facteur modifiable le plus impactant)
  • Exercice régulier et constant plutôt qu’une activité intense intermittente
  • Éviter les augmentations soudaines de charge (le schéma du « guerrier du week-end »)
  • Discuter du moment de la stérilisation avec votre vétérinaire, particulièrement pour les races à haut risque

Pour le traitement chirurgical de la rupture du CCL, voir chirurgie CBLO chez le chien : coût, récupération et taux de réussite. Pour la décision chirurgie vs gestion conservatrice, voir blessures croisées canines : chirurgie vs gestion conservatrice.

Pour la lésion méniscale qui accompagne souvent les déchirures du CCL, voir coût de la chirurgie du ménisque déchiré chez le chien. Pour savoir quand la maladie du CCL nécessite une référence à un spécialiste, voir quand référer pour chirurgie orthopédique.

Questions fréquentes

Mon chien a déchiré son CCL en courant dans le jardin. N’était-ce pas traumatique ?

L’événement a pu sembler soudain, mais le ligament était presque certainement déjà dégénéré.

ACVS : la rupture est « le résultat d’une dégénérescence subtile et lente... plutôt que d’un traumatisme soudain sur un ligament par ailleurs sain. » La course dans le jardin a été la goutte d’eau, pas la cause.

Quelles races de chiens sont les plus à risque de déchirures du CCL ?

ACVS identifie les Rottweilers, Terre-Neuve, Staffordshire Terriers, Mastiffs, Akitas, Saint-Bernards, Chesapeake Bay Retrievers et Labrador Retrievers comme races à haute incidence. Fitzpatrick Referrals ajoute les Boxers et West Highland White Terriers.

L’obésité fait-elle vraiment une si grande différence ?

Oui. L’obésité augmente à la fois la charge mécanique sur le CCL et l’inflammation systémique via les adipokines du tissu adipeux.

C’est le facteur de risque modifiable le plus important : maintenir un poids corporel sain est la chose la plus impactante qu’un propriétaire puisse faire pour prévenir la maladie du CCL.

Mon chien a eu une chirurgie à un genou. Combien de temps avant que l’autre ne lâche ?

Données NCBi : le risque de rupture contralatérale du CCL est de 22 à 54 % dans les 6 à 17 mois suivant le premier diagnostic. Il est important de surveiller étroitement l’autre genou après le premier diagnostic.

Maintenir un poids corporel maigre et éviter les augmentations brusques d’activité sont les principales stratégies protectrices.

Un chien avec une déchirure partielle du CCL peut-il être géré sans chirurgie ?

La gestion conservatrice (repos, perte de poids, physiothérapie) peut être tentée pour les déchirures partielles, particulièrement chez les petits chiens. Mais l’ACVS indique que les déchirures partielles « évoluent presque toujours vers une déchirure complète avec le temps. »

Discutez avec un spécialiste orthopédiste pour savoir si une chirurgie au stade de déchirure partielle est appropriée pour votre chien.

Quelle est la différence entre CCL et LCA ?

CCL (ligament croisé crânial) est le terme correct chez le chien ; LCA (ligament croisé antérieur) est l’équivalent humain. Ce sont des structures anatomiquement similaires qui stabilisent l’articulation du genou.

La différence clinique clé : chez l’humain, les déchirures du LCA sont généralement traumatiques ; chez le chien, les déchirures du CCL sont presque toujours dégénératives.

Ressources

  • ACVS. Maladie du ligament croisé crânial.acvs.org
  • CSU Veterinary Health System. Blessure du ligament croisé canin.vetmedbiosci.colostate.edu
  • Fitzpatrick Referrals. Maladie ou blessure du ligament croisé.fitzpatrickreferrals.co.uk
  • NCBi PMC. Facteurs de risque radiographiques pour la rupture contralatérale chez les chiens avec rupture unilatérale du CCL.ncbi.nlm.nih.gov
  • PMC. Rupture du ligament croisé crânial chez le chien : revue sur la biomécanique, les facteurs étiopathogéniques et la réhabilitation.ncbi.nlm.nih.gov

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